lundi 11 novembre 2013

LES NERFS...tous sensitifs? ...ET LA SOCIÉTÉ.

Chers amis,
« Il n'y a pas de nerfs moteurs. Chaque processus de nerf est en vérité seulement capteur, aussi les moteurs putatifs. Que l'humain ne puisse pas bouger une partie du corps lorsque certains nerfs sont blessés, prouve exactement cela : de ce dont il n'a pas de perception, cela l'humain ne peut aussi le saisir. Cela ne prouve pas tout de suite que le donneur d'impulsion est à trouver dans le système nerveux. L'impulsion coïncide bien plus avec certains processus métaboliques dans le muscle. Le sujet ne siège pas dans le cerveau, mais saisit l'os pour ainsi dire de l'extérieur, directement et sans médiation. La relation entre l'esprit et la matière n'est pas causale, mais la substance est une manifestation de l'esprit ».
Ceci est à peu près l'idée de base que Rudolf Steiner oppose à
la « physiologie devenue folle ». Vers la fin de sa vie, il prétend s'être occupé 30 ans avec le problème de la motricité et donc être en mesure de montrer que toute expérience scientifique prouve en fait exactement les pensées décrites ci-dessus. Qui seulement pour la première fois s'adonne à la possibilité de cette interprétation, à celui-là commenceraient à se résoudre des problèmes médicaux qui autrement resteraient à jamais un mystère. Peter Wyssling a collectionné dans son livre « Le combat de Rudolf Steiner contre les nerfs moteurs » toutes les déclarations de Steiner sur le sujet, et développé les idées de base dans le contexte de la « querelle » s'y rapportant entre Gerhard Kienle et Karl Ballmer (à commander ici : http://www.edition-lgc.de/b26.htm – en allemand).

Pour moi, ce livre est avant tout intéressant parce que Steiner prétend en fait à la fois que le matérialisme et aussi le chaos social se nourrissent de cette erreur. On ne serait jamais en mesure de construire une société de dignité humaine, aussi longtemps que prédominera la superstition à des nerfs moteurs. Le matérialisme apparaîtrait là où un véritable pont serait recherché entre la représentation et le mouvement. Voudrait-on surmonter le matérialisme, on devrait déceler que toute représentation ne serait seulement qu'une « image-miroir » du sujet, lequel de son côté coïncide avec le mouvement. La cause du mouvement irait avant l'activité cérébrale. Cette connaissance serait à son tour la condition préalable pour comprendre comment la vie de l'économique, la vie du droit et la vie spirituelle se saisissent les unes les autres.
En effet, la société actuelle apparaît comme une projection surdimensionnée de l'image de l'humain critiquée par Steiner : en haut l'organe central lequel dirige les mouvements en bas. La même image est également à la base de la plupart des initiatives « sociales », d'attac au revenu de base : la communauté doit être socialisée en ce qu'une idée soit « introduite ». Pour Steiner, cependant, c'est exactement la raison pour laquelle le contrôle sur la vie sociale échappe. Une idée sociale ne pourrait fondamentalement « conduire » les actions des humains, du moins pas ainsi qu'ils agissent socialement. Par conséquent, il y a un organe central dans l'idée de Steiner d'une triarticulation sociale seulement dans le sens d'un système nerveux central qui est pensé purement sensitif, mais de qui ne se dégage aucune sorte d'action : l'association. L'association des branches permet à l'individu l'action consciente - l'impulsion à l'action ne peut prendre sa source que dans l'individu, c.-à-d. au sein d'une vie spirituelle libre.
Je ne travaille pas social quand je veux agir sur l'individu avec mon idée sociale, parce que je nie le sujet autonome. Aussitôt que j'ai réalisé cela, je ne peux plus faire que trois choses : Premièrement, je peux travailler à des institutions par lesquelles l'autre, avec les impulsions à agir qui reposent en lui-même, peut aussi intervenir dans la vie sociale (association), deuxièmement je peux former consciemment ma propre idée comme une simple structure d'apparences, sans chaque intention d'effet, notamment ainsi que l'autre aimerait amener cette structure vis-à-vis de sa volonté libre (vie spirituelle libre), et troisièmement, je peux laisser s'exprimer ce qui immédiatement se place là entre, par ce que, de son côté, ce n'est ni idée ni volonté : le sentiment de droit de l'humain (pur État de droit). Je peux aider l'homo economicus aveugle des yeux, aussi loin que je ne déclare pas dogme sa cécité (néolibéralisme) ou ne le maltraite pas avec mes idées (socialisme).
Cordialement
Votre
Johannes Mosmann

Extrait de [www.dreigliederung.de] Newsletter 10/2013
















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